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à savoir... | 01-12
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Nouveau <
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Pour
un pacte national de lutte contre
léchec scolaire - Appel de 52
personnalités et 8 organisations
françaises, publié le 12 janvier
2012 dans Libération
Extrait
:
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Face à la «course à
l'armement scolaire» à laquelle on
assiste aujourd'hui, enseignants, familles et
associations, nous devons unir nos forces pour
aider les élèves les plus en
difficultés à ne pas sombrer. Nous
appelons à une nouvelle convergence
contre l'échec scolaire ! (...) Trois
priorités : 1/ En finir avec
l'amalgame effort-souffrance. L'acte
d'apprendre nécessite des efforts
répétés et soutenus. Or
notre système a pour particularité
de placer un nombre très important
d'enfants en situation de souffrance,
incompatible avec les exigences de
l'apprentissage. Dévalorisation de soi,
intériorisation de l'échec,
violences des rapports avec les autres... Cette
souffrance est un fléau qui impacte bien
souvent l'ensemble de leur parcours. Il faut
prendre conscience de cette
réalité sans la confondre avec un
manque d'effort ou de ténacité. Le
bien-être et la
sérénité des
élèves sont indispensables aux
exigences de la performance scolaire. Ainsi le
remplacement de la notation à
l'école élémentaire par une
évaluation fondée sur les
compétences de l'enfant doit être
un premier signe d'évolution.
L'observation du climat scolaire dans les
établissements constituerait
également un levier pour améliorer
le bien-être des enfants. Il faudrait
intégrer le travail personnel au temps
scolaire afin de ne plus laisser les plus
fragiles seuls face à leurs devoirs.
Dès lors, un accompagnement
individualisé hors temps scolaire,
mené par les associations
d'éducation populaire, pourrait
être proposé aux
élèves en fragilité, pour
leur redonner goût à
l'école, leur faire retrouver confiance
en eux et leur offrir une ouverture culturelle.
Mené en lien avec les familles, il
aiderait aussi des parents souvent très
angoissés à se sentir plus
légitimes pour suivre la scolarité
de leurs enfants. 2/ Réinventer le
collège unique. Difficultés
d'enseigner, tensions entre
élèves, multiplication des
processus de décrochage scolaire: le
collège cristallise les
difficultés du système
éducatif français. Initialement
pensé comme un «petit
lycée», il n'a pas réussi,
sur cette base, le pari de la massification
menée dans les années 70. Le
collège doit être repensé
comme le prolongement de l'école primaire
afin que chaque élève en sorte
avec les compétences scolaires et
culturelles nécessaires pour son futur
parcours. Pour cela, à l'entrée,
les enseignements pourraient être
organisés en grands blocs de
matières pour devenir progressivement
plus spécialisés, et le travail en
groupes réduits gagnerait à
être systématisé. 3/ Pour
une orientation choisie en filière
professionnelle. L'enseignement
professionnel accueille un tiers des
lycéens français. Mais souvent
vécue comme une injustice
l'élimination d'une trajectoire scolaire
idéale , l'orientation en
«pro» a trop longtemps
été envisagée comme une
option par défaut réservée
aux élèves «non
qualifiés» pour les filières
d'enseignement général. C'est la
raison pour laquelle la majorité des
sorties sans diplôme se compte dans la
voie professionnelle. C'est un plan global qui
doit être lancé. Il faut
améliorer les conditions d'accueil,
élargir l'offre de filières,
moderniser le matériel mis à
disposition, renforcer le lien avec le monde
professionnel, accompagner les bacheliers
professionnels vers la poursuite d'études
... Pour financer un tel plan, on pourrait
s'appuyer sur la refonte de la taxe
d'apprentissage.
>>
L'appel intégral | pdf
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